À GEM Paris

Evènements en cours et à venir

Evènements passés

Le 25 mai 2016 7 candidats avaient 7 minutes pour présenter leur thèse.

Le Prix du Diploweb a été décerné à Juliette Denis « La fabrique de la Lettonie soviétique. Une soviétisation de temps de guerre, 1939-1949 » (Université Paris-Ouest Nanterre La défense, Histoire). Elle a également reçu le Prix du Public.

Le Prix du CSFRS a été décerné à Béatrice Hainaut : « Émergence et promotion de la norme sur la sécurité des activités spatiales. Origine de la norme et rôle des puissances spatiales comme leaders normatifs. » (Université Paris II Panthéon Assas, Science Politique). Félicitations aux lauréates.

Les lauréats étaient

Juliette Denis : « La fabrique de la Lettonie soviétique.Une soviétisation de temps de guerre,[masked] » (Université Paris-Ouest Nanterre La défense, Histoire).

 

Choralyne Dumesnil : « Des enseignements juridiques de l'Inde : voyage au-delà du miroir du droit.  Réflexion à partir de l'étude du brevetage dans le secteur pharmaceutique » (Institut d’Etudes Politiques de Paris, Droit).

 

Béatrice Hainaut : « Émergence et promotion de la norme sur la sécurité des activités spatiales. Origine de la norme et rôle des puissances spatiales comme leaders normatifs. » (Université  Paris II Panthéon Assas, Science Politique).

 

Vincent Henry : « La Moldavie, l'horizon indéfini. » (Université Paris Est, Science Politique).

 

Matthieu Jeanne : « Paris, un enjeu capital. Rivalités de pouvoirs et stratégies d’acteurs pour le contrôle politique et l’aménagement de la capitale. » (Université Paris 8, Géographie, spécialité Géopolitique).

 

Michael Lambert : « Les stratégies du soft power de l'Union européenne dans les Etats du Partenariat oriental » (Université Sorbonne &  Tampereen yliopisto, Histoire).

 

Thomas Merle : « Les États autoproclamés (quasi-États) : modélisation à partir des cas de la périphérie de la Russie » (Université de Reims Champagne-Ardennes, Géographie).

 

Michel- Foucher

Intervenant :  Ambassadeur Michel Foucher, en synergie avec Questions internationales. 

Date : Mercredi 5 octobre 2016 à 18h00

Lieu : 60-64 rue du Ranelagh, 75016 Paris

Ouvert à tous sur inscription

Conférence  autour du numéro spécial de Questions internationales consacré aux frontières et de la parution de l'ouvrage Le retour des frontières.de M. Foucher.
Incarnant à la fois la fermeture et l’ouverture, la sécurité et la liberté, les frontières concentrent la structure et la dynamique des relations internationales. Alors qu’elles avaient perdu de leur importance au cours des dernières décennies, voilà qu’elles semblent non seulement résister mais, plus encore, vouloir rappeler l’importance des territoires, que ceux-ci- soient terrestres ou maritimes, voire aériens.

Après avoir rêvé d’une intangibilité – voire, paradoxalement, d’une négation – des frontières sous l’effet du mythe de la mondialisation, les États semblent aujourd’hui en proie au phénomène de prolifération des lignes de délimitation, façon de fixer les territoires, les espaces et les identités. Simultanément, ces lignes qui se multiplient ont de plus en plus tendance à bouger, à être désacralisées, forçant les États qui en sont à l’origine à tenter de les fixer plus rigoureusement, dans une logique de contrôle et quitte pour cela à ériger des murs.
Autour du numéro double que Questions internationales vient de consacrer au réveil des frontières, ces lignes en mouvement qui attestent bien l’instabilité du monde, Diploweb, en partenariat avec GEM et Questions internationales, vous convie à la conférence que donnera Michel Foucher.

À quoi servent les frontières ?, se demandera-t-il, illustrant à la fois l’article qu’il signe dans cette livraison de la revue et son récent ouvrage centré sur Le retour des frontières. Quels sont les facteurs qui les justifient et expliquent ce retour alors que, s’appuyant sur une certaine dématérialisation du monde – ère numérique oblige –, on a cru un moment que leur effacement était une affaire presque entendue ?

En réalité, force est de constater que c’est sur le continent européen, où avait été amorcée la politique la plus avancée de démantèlement des fonctions de barrière des frontières que s’opère aujourd’hui le grand « retour » de ces dernières. Plusieurs tendances sont actuellement à l’œuvre, complémentaires ou contradictoires : on assiste simultanément à la réaffirmation des frontières internationales par les États qui y voient un outil d’exercice de leurs fonctions régaliennes de base mais, dans le même temps, certains statu quo territoriaux sont mis en cause, le tout sur fond de multiplication des franchissements. 

Car la frontière reste aussi lieu de passage et donc de transition. Elle permet de différencier le dedans du dehors, mais aussi de faire le lien. Finalement, le retour des frontières marque l’exigence du primat du politique et du symbolique sur le jeu déstructurant d’une globalisation sans limite. Ce dont se réjouit M. Foucher, car un monde sans frontières deviendrait un monde borné.

L’ambassadeur Michel Foucher en quelques mots. Conseiller de la direction de la prospective du Ministère des Affaires étrangères et européennes. Professeur visiteur au Collège d’Europe de Natolin (Varsovie (depuis nov. 2010). 2002-2006 : Ambassadeur de France en Lettonie (octobre 2002 - janvier 2006). 1998-2002 : Conseiller du Ministre des Affaires Etrangères, M. Hubert Védrine (mars 1999 - mai 2002), membre de son Cabinet en charge des questions politico-stratégiques ainsi que Directeur du Centre d’Analyse et de Prévision du Ministère des Affaires Etrangères (mai 1999 – oct. 2002). Envoyé spécial dans les Balkans et le Caucase.

Ses publications récentes : 
Michel Foucher, Le retour des frontières, éd. CNRS édition 2016. 
Questions internationales, « Le réveil des frontières. Des lignes en mouvement », La Documentation français, Mai-août 2016. 

L’ambassadeur Michel Foucher dédicacera ses publications et partagera un verre de l’amitié avec les participants.

Mercredi 11 janvier à 18heures

Lieu : Grenoble Ecole de Management  64/70 rue du Ranelagh  75016 - Paris

Entrée libre et gratuite sur inscription

A quelques jours de l’entrée de Donald Trump à la Maison Blanche, cette nouvelle conférence co-orgnaisée par Grenoble Ecole de Management et le Diploweb vous propose de mettre en perspective les relations complexes que les Etats-Unis entretiennent avec le monde. Bénéficiez de l’éclairage informé du Professeur des Universités Frédéric Charillon et de Célia Belin, Chargée de mission au ministère des Affaires étrangères.

 

Les conférenciers

Frédéric Charillon : Professeur des Universités en science politique à l’Université d’Auvergne. Il enseigne également à Sciences Po, l’ENA, Paris 2, ainsi que dans plusieurs universités étrangères.
​Célia Belin :« Docteur en science politique et chercheure associée au Centre Thucydide de l’université Panthéon-Assas (Paris II)

Le rapport au monde d’un pays est-il d’abord le résultat d’un processus domestique qui verrait des acteurs internes imposer leurs préférences sur l’action extérieure ?

Est-il plutôt le fruit d’une gestion contrainte du système international qui imposerait son carcan et ses règles ? Est-il l’interaction entre ces deux dynamiques, l’une interne et l’autre externe, c'est-à-dire une rencontre entre des volontés politiques nationales et un contexte international donné ?

La principale contrainte dans l’élaboration d’un rapport au monde vient surtout du fait qu’une relation se construit à plusieurs. Il ne suffit pas à un président américain de tendre la main pour que celle-ci soit saisie, ni de se fermer au monde pour que le monde disparaisse.

 

Cette intéraction se construit en trois temps

  • Elle dépend d’abord des déterminants internes : l’état d’une société, de ses clivages, de son débat politique, sa situation économique, constituent donc un premier ensemble de paramètres.

  • Elle dépend ensuite du contexte international et des nombreux défis qu’il présente au quotidien. Les leviers permettant d’agir sur lui sont encore plus incertains, puisqu’il s’agit de gérer des décisions prises par d’autres ou de réagir à des événements pour la plupart imprévus.

  • Enfin, l’interaction dépendra de la stratégie développée pour répondre à ces défis compte tenu de ses paramètres internes. Qu’on appelle cette stratégie politique étrangère, soft power, diplomatie globale ou grande stratégie, il s’agit de savoir et de faire savoir ce que l’on souhaite représenter dans le monde à long terme, pour défendre quels intérêts, au nom de quelles idées, bien au-delà de la gestion réactive et immédiate des crises.

 

Dans cette problématique, les Etats-Unis ne sont pas un pays comme les autres. Deux éléments en font un cas à part. Leurs ressources considérables, d’abord, économique, militaires, culturelles… leur confère une puissance structurelle inédite. Ces ressources leur autorisent ensuite une vocation universaliste : contrairement à la plupart des puissances du monde qui consacrent leurs priorités de politique étrangère à deux ou trois régions importantes pour elles, les Etats-Unis ont comme priorité l’ensemble du système international.

On mesure mieux, au rappel de ces éléments, le choc que constitue l’arrivée à la Maison Blanche d’un homme qui, au moins dans sa campagne, en a appelé à un certain retrait de l’Amérique dans le monde, a malmené (pour dire le moins) un certain nombre de pays ou de cultures, a joué pour emporter sur les divisions d’une société américaine pourtant symbole du melting pot. S’il est vraisemblable que son action ne reprendra pas ce qui lui tenait lieu de programme, il est indéniable que son élection même changera pour un temps le rapport de l’Amérique au monde.

 

carto_lemonde

Guerre en Syrie, migrants à Calais, attentats du 13 novembre à Paris, autant de sujets que le journal « Le Monde » raconte en carte. Cette nouvelle conférence Diploweb en partenariat avec Grenoble Ecole de Management nous permet de rencontrer les journalistes-cartographes qui mettent le monde en cartes dans les pages du journal « Le Monde ».

Si les cartes existent depuis les débuts de ce journal, le quotidien consacre aujourd'hui des pleines pages à la cartographie pour expliquer la complexité des conflits. Des pages qui rencontrent un grand succès. Comment sont-elles réalisées? Trois journalistes-cartographes se proposent de nous expliquer les difficultés qu'il y a à concevoir et réaliser souvent dans l'urgence des cartes pour un quotidien.

Le propos sera illustré de cas concrets et d'anecdotes significatives pour faire comprendre la démarche et les choix. Un propos vivant, dynamique et passionnant. Après une heure de conférence, vous pourrez poser des questions, et même échanger ensuite autour d'un verre de l'amitié offert par GEM.

Entrée libre sur inscription 

Les Intervenants :

  • Delphine Papin, doctorat de géopolitique (Institut français de géopolitique), enseigne à l'IEP de Paris. Elle dirige le service infographie-cartographie du journal « Le Monde ».
  • Francesca Fattori, Journaliste Cartographe du journal « Le Monde ». 
  • Flavie Holzinger, doctorat de géopolitique (Institut français de géopolitique), Journaliste cartographe du journal « Le Monde ».

 

En partenariat avec 

bataille_de_l_internet

Cette passionnante conférence géopolitique de Laurent Bloch et Kevin Limonier, organisée par Grenoble Ecole de Management et le Diploweb.com vous donnera les clés pour mettre en perspective la bataille de l'Internet. Vous pourrez distinguer les stratégies et les tactiques des acteurs, comprendre les jeux des Etats-Unis, de la Russie, mais aussi de la Chine… et vous interroger sur la place de l’Union européenne.

Plus d'informations et inscription